Aménagement du sport, du loisir et du tourisme

Section: Articles, Nouvelles, Uncategorized- Août 31, 2016 Commentaires fermés sur Aménagement du sport, du loisir et du tourisme

Capture d’écran 2016-08-31 à 16.14.50Trois membres du GREF (Romain Roult, Sylvain Lefebvre et Jean-Marc Adjizian) ont collaboré à l’ouvrage «Espaces favorables au loisir, au sport et au tourisme Perspectives théoriques, pragmatiques et réglementaires» publié aux Presses de l’Université du Québec.

 

 

 

 

 

 

Résumé de l’ouvrage :

En quoi et comment l’aménagement des espaces et des équipements de loisir peut-il contribuer au bien-être de la société et de ses populations ? Qu’il s’agisse d’équipements sportifs d’envergure ou de proximité, d’espaces culturels, patrimoniaux, de plein air ou touristiques, situés en milieu urbain, périurbain ou rural, leur aménagement n’est pas une mince affaire. Il faut en effet prendre en compte l’intégration durable et responsable des structures, l’accessibilité et la sécurité des aménagements, la promotion de saines habitudes de vie auprès des populations, bref, il faut être en mesure de concevoir tous les usages possibles d’un aménagement, du plus formel et normé au plus informel et créatif.

Cet ouvrage, l’un des seuls en langue française sur le sujet, pose les bases théoriques, pragmatiques et réglementaires pour envisager, concevoir, analyser et mettre en application l’aménagement du territoire sous l’angle du loisir. Il met à contribution plus d’une quinzaine de chercheurs de plusieurs disciplines (études urbaines, sociologie, tourisme, géographie, études culturelles, etc.) qui se basent sur différents exemples québécois et internationaux pour montrer comment le loisir tire son essence, et tout son sens, des divers milieux de vie où il gravite.

Quel avenir pour le waterfront de San Francisco ?

Section: Articles, Uncategorized- Août 29, 2016 Commentaires fermés sur Quel avenir pour le waterfront de San Francisco ?
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Marilyne Gaudette, étudiante et chercheure, et Sylvain Lefebvre, professeur à l’Université du Québec à Montréal (UQAM) publient un article dans la revue Urbanisme (401).
Le déclin des activités portuaires de San Francisco dans les années 1960 a mené à une requalification de secteurs entiers, qui se sont orientés soit vers l’attraction touristique effrénée, soit vers une valorisation patrimoniale et environnementale.

Le festival Mural à Montréal

Section: Uncategorized- Juin 29, 2016 Commentaires fermés sur Le festival Mural à Montréal

Taïka Baillargeon et Sylvain Lefebvre – Respectivement chercheuse au Groupe de recherche sur les espaces festifs (GREF) et chargée de cours au Département de géographie de l’UQAM; et professeur et directeur du GREF au département de géographie de l’UQAM

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Le festival Mural, sur le boulevard Saint-Laurent à Montréal, s’est déjà taillé une place de choix dans le monde du festival et de l’art urbain. Depuis quatre ans, les journalistes et blogueurs encensent l’événement qui semble faire l’unanimité auprès des acteurs de la ville, des citoyens et des commerçants. Pourtant, ici comme ailleurs, le graffiti a longtemps été une pratique marginalisée et stigmatisée, souvent défini comme un agent perturbateur et associé à la petite délinquance.

Dans ce contexte, il est étonnant que le festival tout comme les médias n’engagent aucune réflexion critique sur l’aspect controversé de l’art urbain et sur la popularisation (mainstream) de certaines formes d’art subversif. On peut évidemment se targuer d’offrir une plateforme de choix aux arts marginaux et aux revendications qui les accompagnent, mais le festival Mural est-il vraiment de cette trempe-là ? Dans son site Web, Mural dit vouloir « démocratiser l’art urbain ». Est-ce qu’on cherche ici à rendre accessibles à de nouveaux publics ces pratiques artistiques longtemps marginalisées ? La chose n’est pas forcément inintéressante, mais elle paraît paradoxale et pour engager une réelle « démocratisation » de cet art, encore faudrait-il permettre un réel échange entre les usagers traditionnellement en tension ou en conflit dans l’espace public, semi-public et privé.

Suite de l’article : ici.

 

Une bourse CRSH au GREF

Section: Uncategorized- Juin 11, 2016 Commentaires fermés sur Une bourse CRSH au GREF

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Félicitations à l’une de nos chercheurs, Marilyne Gaudette, qui a reçu la bourse CRSH pour son projet doctoral: Les nouvelles « littoralités urbaines »: entre résilience et reconquête.

 

Sécurité, fête et Euro 2016

Section: Uncategorized- Juin 10, 2016 Commentaires fermés sur Sécurité, fête et Euro 2016

Derrière les  méga-événements se dissimule toute une logistique autour de la sécurité.

160531_r852q_simulation-attentats-euro_sn635Après la parution de l’ouvrage L’Ordre et la fête, Frédéric Diaz, sociologue et membre du GREF a été invité au Café show pour évoquer les grands enjeux sécuritaires de ces manifestions festives comme l’Euro 2016 ou les Jeux Olympiques :

http://ici.radio-canada.ca/emissions/le_cafe_show/2015-2016/chronique.asp?idChronique=409092

 

Rio: poudre aux yeux ou legs véritable ?

Section: Uncategorized- Mai 04, 2016 Commentaires fermés sur Rio: poudre aux yeux ou legs véritable ?

Capture d’écran 2016-05-04 à 10.25.06Dans le document officiel de présentation des JO de la ville de Rio, le nom de «Barcelone», hôte des Jeux olympiques de 1992, revient à de nombreuses reprises dès les premières pages. On y trouve même une citation de Pasqual Maragall, maire de la capitale catalane à l’époque: «Il y a deux types de Jeux olympiques: une ville qui sert les Jeux et des Jeux qui servent une ville.»

Barcelone est l’exemple que le mouvement olympique aime lancer pour montrer que les Jeux peuvent changer le visage d’une ville de manière permanente. Et après la Coupe du monde de soccer brésilienne, en 2014, qui a laissé derrière elle de gigantesques stades en hibernation, l’organisation de Rio 2016 a vite compris qu’elle devait convaincre la population que les Jeux laisseraient dans leur sillage un legs plus concret.

Le verdict de Sylvain Lefebvre, professeur de géographie de l’UQAM, est sans appel: le contexte actuel rend impossible tout parallèle entre Rio et la capitale catalane. «Barcelone avait réussi à mettre à niveau beaucoup d’équipements qui étaient déjà là, et la tenue des Jeux s’est inscrite dans un courant de revitalisation de toute la ville qui était déjà amorcé depuis plusieurs années. Cela s’inscrivait dans une logique parfaitement cohérente, sans démesure. On n’est plus du tout dans la même échelle de grandeur. Les budgets ont explosé, le coût des grands amphithéâtres et de la sécurité a augmenté exponentiellement.»

Le spécialiste de la question olympique est sceptique quant au projet de Rio de démonter un stade, l’Aréna du futur, après la compétition, pour construire quatre écoles avec ses matériaux. «Dans chaque ville qui accueille ce genre d’événements, le débat est à savoir si l’argent ne devrait pas plutôt aller à l’éducation et la santé. Alors quoi de mieux, pour l’acceptabilité sociale, que d’annoncer qu’une fois la compétition terminée, un stade va être transformé en quelque chose lié à l’éducation? Je pense que c’est davantage de la poudre aux yeux.»

Le Comité organisateur soutient que le legs des JO sera à la hauteur des investissements.

Lire la suite : ici

Le tourisme morbide : Entrevue à Radio Canada

Section: Nouvelles, Uncategorized- Avr 26, 2016 Commentaires fermés sur Le tourisme morbide : Entrevue à Radio Canada

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SAMEDI ET RIEN D’AUTRE
Avec Taïka Baillargeon

Le « Dark Tourism » n’a pas encore trouvé de terme français générique. Les choix de traduction sont nombreux, que ce soit tourisme macabre, tourisme morbide, tourisme noir ou thanatourisme, mais le problème est qu’ils ont tous une connotation négative. Pourtant, le tourisme noir comprend un large éventail de types de tourisme, dont le seul élément commun est qu’il s’agit de lieux liés à la mort ou la souffrance. Plusieurs raisons poussent les gens à visiter ces lieux…

Émission à réécouter

 

Étude d’un haut lieu de Belgrade : le cas du Generalstab

Section: Nouvelles- Fév 10, 2016 Commentaires fermés sur Étude d’un haut lieu de Belgrade : le cas du Generalstab

Taïka Baillargeon, post-doctorante à l’UQÀM, publie un article scientifique dans la Revue d’études comparatives Est-Ouest : «Habiter l’en-attendant: le lieu de l’en-attendant et le cas du Generalstab de Belgrade».

 

Beograd

 

Belgrade maintient, en 2015, la plupart des ruines du bombardement de l’OTAN de 1999. Ces anciens hauts lieux sont désormais symboles du démantèlement de la Yougoslavie. Dans un contexte où la ville tend à changer d’image, ils sont appelés à disparaître. Certains subsistent toutefois, pris entre un passé contradictoire et un avenir incertain. Ces lieux en perte de sens sont désormais marqués par une attente qui pourrait s’avérer aussi créatrice que stérile. Ce sont des lieux de l’en-attendant. Pour penser ces lieux importants de l’espace post-yougoslave, nous aborderons le cas du Generalstab, monument culturel et figure de proue du Belgrade bombardé.»

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Climat d’austérité autour des Jeux de Rio

Section: Nouvelles- Fév 09, 2016 Commentaires fermés sur Climat d’austérité autour des Jeux de Rio

Sylvain Lefebvre interviewé par le Journal de Montréal : 40 ans après les Jeux de Montréal, ceux de Rio de Janeiro se préparent aussi sur fond de scandales

Rio

Quarante ans après les Jeux de Montréal qui s’étaient ouverts dans la honte d’un stade inachevé, les prépa­ratifs des Jeux de Rio de Janeiro ne se font pas non plus sans heurts ni scandales.

Le Brésil semble affligé de tous les fléaux: récession, inflation, corruption, et même d’un dangereux virus transporté par des moustiques, le Zika.

Malgré tout, l’ensemble des installations olympiques d’été est déjà terminé à 95 %.

À pareille date, en 1976, Montréal entamait son sprint final, six mois avant ses Jeux olympiques. Les installations étaient toujours en chantier, l’explosion des coûts faisait scandale et le doute persistait sur la capacité de la Ville à y arriver à temps.

Les travaux avaient été ralentis par des grèves et l’administration du maire Jean Drapeau avait été mise sous tutelle par Québec à cause de son incapacité à respecter les coûts et les délais.

Rio met pour sa part les bouchées doubles pour éviter de répéter l’erreur de Montréal. Elle promet d’inaugurer la nouvelle ligne de métro un mois avant les Jeux, comme Montréal avait ouvert la ligne verte (de Frontenac à Honoré-Beaugrand) deux semaines avant l’événement.

Il reste le vélodrome et le stade de tennis à terminer. La baie où se tiendront les compétitions de voile ne sera toutefois pas décontaminée à temps.

Problèmes économiques

Le Brésil souffre cependant de problèmes plus profonds que le Québec de 1976, comme l’explique le professeur du Département de géographie de l’UQAM Sylvain Lefebvre.

«À l’époque, la société québécoise était en processus d’émancipation, de maturité. Le Brésil, lui, est devant des défis particuliers. D’abord, celui de recevoir deux grands événements sportifs en deux ans, la Coupe du monde de soccer en 2014 et les JO cette année. Puis, dit-il, le pays vit un moment économique et politique compliqué.»

En effet, le Brésil d’aujourd’hui est bien différent de celui de 2009, quand le pays a été choisi comme hôte des JO devant Chicago, Madrid et Tokyo.

À l’époque, les Brésiliens célébraient cette victoire qui bouclait une décennie de progrès sociaux, de croissance économique rapide et d’affirmation du pays sur la scène internationale.

Mais la fête est maintenant terminée. La croissance de 7,5 % de 2010 s’est convertie en une prévision de récession de 3 % pour 2015. Le chômage grimpe et l’inflation a récemment atteint 10,6 %, soit le plus haut niveau depuis 2002.

Scandale politique

De plus, cette tourmente économique s’installe alors que le pays fait face au plus vaste scandale de corruption de son histoire. Des milliards de dollars en pots-de-vin ont été détournés des contrats de l’entreprise Petrobras, pétrolière majoritairement détenue par l’État. Tous les grands partis sont éclaboussés et l’affaire a même eu des échos jusqu’au Québec.

Notre Bureau d’enquête révélait en novembre dernier que le Mouvement Desjardins, le Fonds des professionnels du Québec ainsi qu’un fonds de la Banque Royale du Canada avaient perdu des millions en investissant dans la compagnie brésilienne. Dans un recours collectif aux États-Unis, ils disent s’être fait berner, notamment à cause de l’acquisition d’une raffinerie à un prix «vastement gonflé».

En 2006, Petrobras a en effet acheté à prix d’or une raffinerie du Texas à une entreprise du baron belge Albert Frère, partenaire d’affaires de longue date de la famille Desmarais du Québec. Un administrateur de Pargesa aurait d’ailleurs joué un rôle dans la négociation, en plus de toucher des bonis. La transaction est actuellement sous la loupe des enquêteurs brésiliens.

À Brasilia, capitale et siège du gouvernement, la classe politique s’entre-déchire autour d’une procédure de destitution contre la présidente Dilma Rousseff – le taux d’approbation de son gouvernement n’est que de 9 %. L’opposition l’accuse d’avoir manipulé les chiffres pour boucler son dernier budget.

La Québécoise Ève D’Amours Bélanger, qui habite Rio depuis 11 ans et travaille actuellement pour RIO 2016, assure que la crise n’affecte pas l’engouement pour les JO.

«La population en général est assez enthousiaste à la venue des Jeux olympiques et paralympiques. Ces derniers, entre autres, contribuent beaucoup à l’amélioration de l’accessibilité de la ville», affirme-t-elle.

Ville revampée

Rio a effectivement profité de l’événement pour se refaire une beauté. Son vieux port mal famé a été complètement revampé et son réseau de transport a été étendu.

«Contrairement à la Coupe du monde, les fonds publics ne sont utilisés que pour les infrastructures qui resteront disponibles pour la population par la suite: routes, métro, revitalisation de certains quartiers, parcs, piscines publiques, etc. Beaucoup de bâtiments sont temporaires, ce qui occasionne moins de frais. Ils seront démontés et remontés à d’autres fins, comme pour des écoles ou des centres de santé», explique Mme D’Amours Bélanger.

Pedro Trengrouse, spécialiste en droit et marketing sportif à l’école de gestion Fundação Getulio Vargas de Rio, est plus pessimiste. «Nous sommes en récession, les gens perdent leur emploi et sont de plus en plus endettés. Les Jeux s’inscrivent dans ce contexte et la population est craintive», dit-il.

Pour lui, les travaux d’urbanisation et l’amélioration du transport en commun ne peuvent être considérés comme un legs olympique. «Ça fait plus de 20 ans que le gouvernement nous promet ces projets! Ils ont attendu de recevoir la planète pour passer à l’action», déplore-t-il.

Actuellement, le budget total officiel des travaux d’urbanisation et des installations sportives s’élève à 13,3 milliards de dollars.

C’est 34 % de plus que ce qui était prévu lors du dépôt de la candidature en 2008, mais le Brésil promet de ne pas dépasser les coûts des deux derniers Jeux d’été.

«Les Jeux olympiques sont une fête. Les Brésiliens se réveilleront le 22 août prochain comme n’importe quel autre lendemain de veille. Mais je ne crois pas que le ressac soit aussi fort que le vôtre en 1976. Nos dépenses sont déjà payées. Nous ne passerons pas les 30 prochaines années à rembourser la dette de nos Jeux», dit M. Trengrouse.

LES JO EN CHIFFRES

NOMBRE DE PAYS

  • MTL 1976 : 92 pays
  • RIO 2016 : 206 pays

NOMBRE DE DISCIPLINES

  • MTL 1976 : 21
  • RIO 2016 : 28

SÉCURITÉ

  • MTL 1976 : 16 000 policiers et militaires
  • RIO 2016 : 85 000 policiers et militaires

NOMBRE D’ATHLÈTES

  • MTL 1976 : 6084
  • RIO 2016 : 10 500 attendus

COÛTS DES INSTALLATIONS SPORTIVES 

  • MTL 1976 : 1,2 milliard de dollars, 385 % des prévisions (ce qui équivaut aujourd’hui à 4,76 milliards de dollars selon la Banque du Canada)
  • RIO 2016 : 2,5 milliards de dollars, 75 % de plus que prévu

AUSTÉRITÉ

En raison de la rigueur budgétaire ambiante et de la difficulté de vendre des billets pour les compétitions, le comité d’organisation des Jeux a réduit ses dépenses de 30 % pour équilibrer son budget.

♦ Les cérémonies d’ouverture et de clôture seront donc plus modestes que celles de Londres ou de Pékin.

♦ Les athlètes n’auront pas de télévision dans leur chambre.

♦ L’idée d’installer des estrades flottantes sur le lagon qui recevra les épreuves d’aviron est mise de côté.

♦ Il y aura 20 000 bénévoles de moins que prévu (50 000 en tout), afin d’épargner sur leur formation, leur alimentation et leur transport.

Dynamiques spatiales du Quartier des Spectacles

Section: Nouvelles- Fév 01, 2016 Commentaires fermés sur Dynamiques spatiales du Quartier des Spectacles

Elyane Montmarquet, étudiante en géographie à la maîtrise à l’UQÀM et membre du GREF, nous présente un résumé de son mémoire de recherche sur les dynamiques d’appropriation du Quartier des Spectacles.

Le Quartier des spectacles fait maintenant partie intégrante de la vie montréalaise. Les touristes le visitent, les festivaliers s’y rassemblent et les travailleurs et étudiants du quartier y prennent leurs pauses. Les espaces publics du pôle de la Place des Arts attirent les foules lors des grands événements, mais semblent aussi accueillir des usagers lors de la période creuse, le moment de l’année où les grands festivals comme le Festival international de jazz de Montréal n’utilisent pas cet espace. Ainsi, plus de cinq ans après les premières inaugurations de ces espaces publics, il semble pertinent de se questionner sur ce qui s’y passe au quotidien. De plus, s’assurer de leur vitalité tout au long de l’année est un des objectifs qui figure dans tous les programmes particuliers d’urbanisme visant ce secteur ainsi que dans le mandat du Partenariat du Quartier des spectacles, organisme en charge de cette zone. Toutefois, les données sur le quotidien de ces espaces sont rares ou éparpillées et elles ne dressent pas le portrait de la personnalité de ces espaces publics en période creuse. C’est dans cet optique que ce mémoire traite du thème de l’appropriation de l’espace public, un concept qui est de plus en plus souvent abordé en géographie, mais qui ne possède ni de définition précise, ni de méthode d’analyse reconnue. Les recherches abordent souvent la question de l’utilisation ou de l’appréciation de l’espace, de son attractivité ou des comportements des citoyens environnants, en tant qu’éléments distincts les uns des autres. Ce mémoire tente donc de présenter un mode d’évaluation de l’appropriation de l’espace public, qui incorpore ces éléments. Le terrain de recherche intègre les trois espaces publics principaux du pôle de la Place des Arts, soit la place des Festivals, l’Esplanade de la Place des Arts et la promenade des Artistes.

Capture d’écran 2016-01-31 à 21.18.13La prémisse principale de ce mémoire est que, dans le cas d’espaces publics, l’aménagement joue un rôle influent sur les modes d’appropriation. Il a donc fallu d’abord dresser le portrait des usagers pour comprendre qui sont ces gens qui se rendent sur ces espaces publics. Puis, en les questionnant sur leurs perceptions de l’espace, en identifiant les actions qu’ils entreprennent et en qualifiant le rôle de l’espace dans l’usage qu’ils en font, il a été possible de définir les types d’appropriations qui existent. L’aménagement a ensuite été mis en lien avec les types d’appropriation et d’usagers qui ont été préalablement décrits. Il est ainsi possible de dépeindre les dynamiques d’appropriation en dressant un portrait général englobant les trois espaces publics étudiés ainsi qu’en soulignant les différences entre chacun d’entre eux. La distinction entre les trois espaces publics est un fort indicateur de l’influence de l’aménagement sur l’appropriation de l’espace public.

Elyane Montmarquet